Directive temps de travail : vers un retour au 19e siècle ...

COMMUNIQUE DE PRESSE 11.06.08

Alain Hutchinson s’est dit choqué par la décision du Conseil des Ministres européens de modifier fondamentalement la proposition de Directive sur le temps de travail telle qu'elle avait été amendée par le parlement européen en première lecture. L’eurodéputé socialiste belge se réjouit toutefois que le Gouvernement belge n'ait pas marqué son accord sur un texte qui constitue un véritable coup d'arrêt décisif au bien-être des travailleurs européens.

Pour Alain Hutchinson, la proposition de directive telle qu’adoptée par le Conseil des Ministres, représente clairement un retour au 19ème siècle.

En effet, en autorisant les aménagements (op-out) permettant par accord des partenaires sociaux d’aller jusqu’à 60 ou 65 heures de travail par semaine, on installe une véritable concurrence sur les heures de travail entre Etats Membres.

Pour Alain Hutchinson, les Ministres ont clairement manqué l’opportunité d’assurer aux travailleurs européens une réelle protection en matière de temps de travail. C'est un bien mauvais signal que l'Union européenne adresse à ses 27 Etats membres.

Pour l’eurodéputé, la position adoptée par la Conseil rendra la conciliation avec le Parlement européen extrêmement difficile étant donné qu’il n’a absolument pas tenu compte des avancées constructives apportées par ce dernier en première lecture.

Alain Hutchinson souligne que la position du Conseil aura immanquablement pour conséquence de dégrader les conditions de travail et salariales des travailleurs en Europe. C'est un nivellement par le bas qui représente un risque important pour la qualité de vie de millions d'européens.

Pour lui il est donc indispensable de renverser la décision du Conseil des Ministres lors de la deuxième lecture du texte au Parlement européen afin de maintenir les droits sociaux des travailleurs.

Une fois de plus, nous assistons à la mise à mal de nos acquis sociaux par une Europe qui a inscrit le libéralisme au fronton de ses politiques. Pour Alain Hutchinson c’est inacceptable, c’est pourquoi il se prononcera clairement contre cette directive lors de ce vote en deuxième lecture au Parlement européen. Il a, depuis ce matin, lancé le débat au sein du groupe socialiste européen et espère que ce dernier adoptera une position commune sur cette question.   

Alain  HUTCHINSON estime que l'ensemble des partis socialistes européens et des progressistes européens doivent partir en guerre contre un texte qui présente un risque de régression sociale majeur parce qu'il constitue une menace sans précédant à l'encontre d'un acquis social conquis de haute lutte dans de nombreux pays d'Europe, à savoir la réduction du temps de travail qui permet aux ouvriers et aux employés de combiner vie professionnelle et épanouissement personnel.